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EF074 Pourquoi l'Erika a coulé - Les paradis de complaisance
François Lille
Bio de l'auteur
105 x 170 mm - ISBN : 2-84405-118-9 - Réf.EF074
Prix : 1.52 € - (9.97 F) - Quantité

Pourquoi l'Erika a coulé - Les paradis de complaisance - Cliquez pour voir la couv en grand Erika : au-delà de ses aspects techniques et de ses conséquences désastreuses, ce naufrage a surtout révélé l'état de dégradation générale de la navigation maritime internationale : ce qui est en cause, c'est une organisation planétaire parfaitement opaque reposant sur les pratiques douteuses des multinationales et la complicité des États, les pavillons de complaisance et les “paradis fiscaux”.
Ce système est ici décortiqué, à partir de l'exemple de l'Erika, pour amener les citoyens à prendre conscience de la gravité de cette dérive mondiale et de la nécessité d'y mettre fin.

Erika. Un navire qui coule, les côtes et les fonds empoisonnés de Bretagne et de Vendée, le manque à
gagner des professionnels de la mer, du tourisme, les bénévoles qui ont ramassé sans connaître les risques,
les oiseaux de haute mer, par centaine de milliers, qui ne pouvaient savoir qu'une belle étendue d'eau plus
calme, dans la tempête, n'était pas un lieu providentiel de repos et de pêche, mais un piège ignoble...
Les données techniques ou maritimes du naufrage de l'Erika sont connues. Elle ont montré que cette
catastrophe écologique ne ressemble pas à un de ces cas limites montrant (comme pour l'Amoco Cadis) une
accumulation de fautes directes, ou mettant en cause un navire franchement dangereux mais une situation très
banale dans la marine marchande actuelle, prétrolière et autre. Cette banalité est inquiétante, parce qu'elle
révèle l'état de dégradation générale des pratiques courantes de la navigation maritime internationale.
Ce sont les causes profondes de sinistres du genre de l'Erika – pratiques douteuses des multinationales du
pétrole, utilisation systématique des pavillons de complaisance, monde surréaliste où toute piste finit par
rejoindre l'archipel étrange des “paradis fiscaux” – qui sont ici mise en lumière. Parce qu'au delà des
réparations que nous sommes en droit d'exiger de Total, l'affréteur du navire, la fin dramatique du voyage de
l'Erika n'est qu'un épisode d'une histoire qui risque de nous donner bien d'autres occasions de dire “plus
jamais ça”, si l'on ne se décide pas enfin à s'attaquer au fond du problème.

De Birmanie en Afrique, nos groupes pétroliers savent ce qu'ils font, ils ne peuvent ignorer ce qu'il en coûte
aux populations locales et le font quand même. Pour l'Erika, si TotalFina avait su… Mais cela n'excuse rien,
c'est simplement la parabole classique de l'arroseur arrosé… et dans tous ces cas n'oublions pas que les
décideurs sont les mêmes. Nous devons absolument saisir l'occasion, par-delà le malheur qui frappe les
côtes bretonnes et vendéennes, d'analyser en partant de cet exemple concret le système qui fait qu'un tel
drame a été possible et peut se renouveler.

François Lille