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** EPUISE ** Court-circuitant les Nations unies, les pays membres du directoire de l'Otan se sont autorisés à intervenir militairement en Yougoslavie au nom de la morale et de l'«humanitaire» pour régler des questions nationales aux racines complexes. Les États-Unis et leurs alliés, dont le gouvernement français, ne poursuivent-ils pas d'autres buts moins avouables que d'aider le Kosovo ? Cet ouvrage tente d'analyser les ambiguïtés de la politique suivie par l'Occident à l'égard de Slobodan Milosevic et du statut politique du Kosovo dans le contexte de la restructuration géopolitique planétaire. Polémique.
La morale et l'humanitaire ont bon dos. Elles furent utilisées lors de l'intervention au Koweït, puis en Yougoslavie. Elles ont encore été invoquées par la communauté internationale pour justifier la guerre au Kosovo. Les auteurs de ce livre proposent une vision plus réaliste de l'intervention menée contre Belgrade : cette guerre a notamment permis aux pays occidentaux de court-circuiter les Nations unies en se servant de l'OTAN, une organisation née de la guerre froide, dont les États-Unis redéfissent les objectifs. Le Kosovo a représenté un excellent terrain d'essai. Le conflit s'inscrit surtout dans le droit fil de la politique économique menée par les États-Unis avec l'AMI (cf. Esprit frappeur EF031) et l'Organisation mondiale du commerce. Outre une mise au point nécessaire sur les origines du conflit et le déroulement de la guerre au Kosovo, ce livre constitue un outil indispensable pour qui veut comprendre les ambiguïtés de la politique suivie à l'égard de Slobodan Milosevic et du statut politique du Kosovo...
« Pratiquement chaque fois que les États-Unis sont rentrés en récession ou ont anticipé celle-ci, ils ont relancé les dépenses militaires. [...] La guerre qui a été provoquée en partie artificiellement au Kosovo, et la guerre contre la Yougoslavie qu'elle a permise, leur ont fourni une “bonne raison” de plus » F. Chesnais, T. Noctiummes, J.P. Page
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