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Rwandais contraint à l'exil depuis sa petite enfance parce que Tutsi, Benjamin Sehene revient dans son pays exactement trente ans plus tard en 1994. Ce retour s'est fait à une occasion particulièrement tragique : le génocide qui a vu mourir plus d'un million de personnes en quelques semaines, sauvagement massacrées en raison de leurs origines ethniques.
L'auteur alterne analyses politiques et expériences personnelles dans un Rwanda se remettant difficilement de l'horreur et qu'il parcourt à la recherche de ses racines familiales.
Beaucoup a été publié sur le Rwanda mais peu de livres ont été écrits par des Rwandais. À l'heure où la France commence à prendre conscience de sa responsabilité dans le drame qui a frappé le "Pays des Mille Collines", c'est un témoignage d'autant plus capital qu'il cherche à dépasser la profonde haine dressant l'une contre l'autre les deux communautés rwandaises.
Nous avons ici non seulement un livre de souvenirs subjectifs, mais aussi un livre écrit par un Rwandais… un petit miracle de lucidité âcre, un texte à la fois désabusé et passionné, un livre de « choses vues » […] L'auteur nous décrit un monde obsédé par un préjugé d'autant plus meurtrier qu'il est imprécis. Il y a des Hutus à physique de Tutsi et vice versa ; tout le monde parle la même langue, nombreux sont les couples mixtes. Le miracle de ce livre, c'est que l'auteur, à quelques rares exceptions près, ne tombe pas lui-même dans le piège ethnique qu'il dénonce. […] Sehene n'est pas politiquement correct. Et c'est pour cela qu'il faut le lire. Gérard Prunier, Le Monde.
Un vrai voyage au bout de la nuit […] nous fait comprendre les mécanismes de l'horreur. 20 ans.
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