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Voici le journal de Joe Necchi, junkie vivant sur une péniche et sillonnant à son bord les fleuves et les baies de New York. Joe gravite dans le monde interlope de la drogue et des toxicos, au rythme de shoots à la sauvette dans les taudis de Harlem, et de courses poursuites avec la police dans les stations de métro désertes. Mais pour Necchi, la came est un moyen, choisi délibérément et justifié pleinement ; il est Caïn, l'enragé, le dissolu, le rebelle qui n'obéit qu'à ses propres règles du jeu.
D'abord publié aux États-Unis en 1960 puis en France en 1962, ouvrage culte de la littérature des drogues depuis longtemps épuisé, ce livre reparaît enfin en français dans une traduction profondément remaniée. Roman autobiographique comparable au Festin nu, de Burroughs, Le Livre de Caïn raconte la dérive d'un héroïnomane dans le New York inquiétant et fascinant des années cinquante : celui des "junkies".
«Ne plus écrire sur l'écriture alors dirai simplement : excellent, très fort et émouvant – en particulier les passages descriptifs – et pour moi un livre de premier ordre.» Samuel Beckett
«Alexander Trocchi a été une figure littéraire majeure des années 50 et 60 à l'époque où émergeait la conscience du cosmopolite, et "Le Livre de Caïn" est son roman phare.» Allen Ginsberg
«C'est par ce livre, son chef-d'oeuvre, que Trocchi, comme Burroughs, m'a appris une chose : les écrivains n'inventent pas des histoires, ils cherchent la vérité.» Kathy Acker
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