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** EPUISE **
mais voir "YA BASTA" TOME 1 ET 2 du sous commandant Marcos. Le sous-commandant Marcos est donc sorti de sa jungle, accompagné d'une délégation de zapatistes, pour traverser le Mexique jusqu'à la capitale, où les attendaient membres du gouvernement et députés afin, peut-être, de mettre un point final aux négociations de paix entamées dès janvier 1994. Aujourd'hui, les communautés indigènes de tout le continent américain observent très attentivement ce qui se joue à Mexico, car, finalement, le texte en passe d'être signé pourrait bien constituer la reprise historique d'un dialogue brutalement interrompu avant même d'avoir commencé voici plus de cinq siècles.
En choisissant de mettre ces «contes» parmi leurs communiqués de guerre et ce depuis le début de l'insurrection les indigènes zapatistes invitaient les «peuples et les gouvernements du monde» à découvrir qui ils étaient et d'où ils venaient, manière de se présenter et gage évident de leurs intentions sincères.
Pour que la société civile occidentale rende aux «premiers habitants du monde» la place qui leur revient, il lui faut naturellement se pencher sur leur histoire, leur identité, leur pensée, et donc leurs mythes.
Le sous-commandant Marcos est donc sorti de sa jungle, accompagné d'une délégation de zapatistes, pour traverser le Mexique jusqu'à la capitale, où les attendaient membres du gouvernement et députés afin, peut-être, de mettre un point final aux négociations de paix entamées dès janvier 1994. Aujourd'hui, les communautés indigènes de tout le continent américain observent très attentivement ce qui se joue à Mexico, car, finalement, le texte en passe d'être signé pourrait bien constituer la reprise historique d'un dialogue brutalement interrompu avant même d'avoir commencé voici plus de cinq siècles. En choisissant de mettre ces "contes" parmi leurs communiqués de guerre – et ce depuis le début de l'insurrection – les indigènes zapatistes invitaient les "peuples et les gouvernements du monde" à découvrir qui ils étaient et d'où ils venaient, manière de se présenter et gage évident de leurs intentions sincères. Pour que la société civile occidentale rende aux "premiers habitants du monde" la place qui leur revient, il lui faut naturellement se pencher sur leur histoire, leur identité, leur pensée, et donc leurs mythes. Plus que tout, et sans doute beaucoup mieux que quiconque avant lui, Marcos porte littéralement la parole des indigènes du Chiapas. Un peu à la façon d'un grand reporter – dont la mission aurait duré… vingt ans – l'auteur nous rapporte les récits qui lui ont été faits des légendes de la mythologie maya. Façon de restituer une visibilité aux sans-voix, aux sans-visage, si longtemps ignorés. Et le faire en traducteur, assermenté par les indigènes eux-mêmes, pas en ethnologue venu observer, fût-ce avec bienveillance, quelque vestige du passé. Perpétuellement réactualisés génération après génération, ces contes qui ont conservé toutes les traces d'un passé enfoui, nous parlent bel et bien d'aujourd'hui et de nous-mêmes. Au final, ces textes constituent sans doute la quintessence du travail de porte-parole dont Marcos lui-même a souvent déclaré que c'était l'essentiel.
“ Les plus grands de nos ancêtres durent affronter l'étranger qui vint conquérir ces terres. L'étranger est venu nous imposer une autre manière d'être, une autre parole, une autre croyance, un autre dieu et une autre justice. Sa justice, c'était de tout prendre pour lui et de nous dépouiller. Son Dieu, c'était l'or. Sa croyance était sa supériorité. Sa parole, le mensonge. Sa manière d'être, la cruauté. ” Sous-commandant Marcos (extrait de Contes Mayas)
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