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EF077 J'y suis, j'y vote - La Lutte pour les droits politiques aux résidents
Saïd Bouamama
Bio de l'auteur
105 x 170 mm - ISBN : 2-84405-114-6 - Réf.EF077
Prix : 1.52 € - (9.97 F) - Quantité

J'y suis, j'y vote - La Lutte pour les droits politiques aux résidents - Cliquez pour voir la couv en grand Savez-vous que les parents de Zinedine Zidane n'ont pas le droit de voter ?
S'il est aujourd'hui enfin question d'accorder le droit de vote aux résidents étrangers, la cause n'est pas entendue pour autant. Et les arguments avancés pour le refuser ou le retarder ressemblent à s'y méprendre à ceux qu'on utilisa contre les pauvres jusqu'au 18e siècle, contre les femmes jusqu'à la Libération.
Saïd Bouamama clarifie ici une question qui fait l'objet de toutes les manipulations politiques imaginables et nous rappelle l'essentiel : les étrangers en France continuent à avoir les mêmes devoirs que les Français sans avoir les mêmes droits...

En matière de droit de vote des étrangers, la France est en passe de devenir la lanterne rouge européenne,
comme elle le fut naguère pour le droit de vote des femmes. La question, comme celle de l'immigration, a fait
l'objet de toutes les manipulations idéologiques et politiques imaginables. Or, la question du droit de vote
reste un aspect essentiel du combat démocratique.
La glorification excessive de la Révolution française fondant " le pays des droits de l'homme " permet depuis
deux siècles de masquer une conception réactionnaire de la nation et des droits du citoyen. Ce sont, à chaque
fois, des luttes sociales et des rapports de force qui ont permis successivement aux ouvriers, puis aux
femmes, d'avoir accès au droit de vote, et non une " révolution ". Les arguments avancés hier pour refuser ou
retarder le droit de vote à ces derniers ressemblent à s'y méprendre à ceux utilisés pour les immigrés
aujourd'hui. Les étrangers en France continuent à avoir les mêmes devoirs que les Français sans pourtant
avoir les mêmes droits.

Ce que la Révolution française avait proclamé comme droits de l'homme et du citoyen devait, à l'époque des
nationalismes européens, se réduire très rapidement à des droits du citoyen, le concept de citoyen étant
interprété de manière restrictive comme ressortissant. Cette logique étroite du nationalisme et l'État-nation
considère comme allant de soi que celui qui est sans État, soit aussi sans droit. "
P. Leuprecht,
Leçon inaugurale à l'Institut international des Droits de l'homme, 6 juillet 1987