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La prison est sortie de l'ombre. Les parlementaires ont formé une Commission d'enquête sur la situation des prisons françaises. C'est dans ce cadre que l'Observatoire international des prisons, ONG indépendante des pouvoirs publics, a rédigé Prisons : un état des lieux. Si quatre ans de travail de terrain confirment que les prisons nécessitent des réformes urgentes, l'OIP nous met surtout en garde : il faut les vider des trop nombreuses personnes qui n'ont rien à y faire et dont l'incarcération ne sert ni la société, ni la victime, ni la personne détenue.
La prison sort de l'ombre. Voilà qu'après trente ans d'indifférence, les journalistes s'y précipitent. Visites rapides ou enquêtes de fond se multiplient, parfois seulement pour constater la vétusté des établissements pénitenciaires ; parfois aussi pour dénoncer « l'horreur » qui y règne. Les parlementaires ont formé une Commission d'enquête sur la situation des prisons françaises. C'est dans ce cadre que l'Observatoire international des prisons, ONG indépendante des pouvoirs publics, a rédigé Prisons : un état des lieux. Si quatre ans de travail de terrain confirment que ces zones de non-droit nécessitent des réformes urgentes, l'OIP nous met surtout en garde : il faut vider les prisons des trop nombreuses personnes qui n'ont rien à y faire et dont l'incarcération ne sert ni la société, ni la victime, ni la personne détenue.
«Il faut cesser d'entasser des hommes à 3, 4, 5 ou 6 dans des cellules de 9 à 12 m2. C'est une mesure énergique, mais réaliste et même avantageuse. Elle contraindra les magistrats à se défaire de l'usage mécanique de l'enfermement et à recourrir à d'autres réponses pénales. Allégée de plusieurs dizaines de milliers de détenus “inutiles”, la prison pourra peut-être enfin se poser la question essentielle : à quoi sert la peine ?» Catherine Erhel, présidente de la section française de l'OIP.
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