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Tous les ans à la saison sèche, des centaines d'Indiens huicholes quittent leurs villages dans les montagnes pour une longue marche vers le désert. Ils accomplissent ainsi le pèlerinage du peyotl, le cactus sacré. Peter Furst fait le récit de cette tradition ancestrale, intacte malgré cinq siècles de colonisation espagnole.
Tous les ans à la saison sèche, des Indiens huicholes quittent leurs villages pour les montagnes désertiques de San Luis Potosí et accomplissent le pèlerinage du peyotl, le cactus sacré. Ramón, leur shaman, connaît les passages rituels entre les mondes des vivants et celui des esprits, qui mènent au dieu peyotl. Rendant hommage à ses pouvoirs hallucinogènes, chacun pourra alors «trouver sa vie». Grand connaisseur des Indiens du Mexique, Peter T. Furst nous fait le récit de cette tradition ancestrale, aujourd'hui intacte malgré cinq siècles de colonisation espagnole.
«Ils savent les vertus, l'essence des plantes. Ils ont découvert le peyotl et le prisent plus que le vin ou les champignons. Ils s'assemblent quelque part dans le désert, chantent toute la nuit, tout le jour. Et le jour suivant on les trouve encore assemblés. Ils pleurent, ils pleurent à l'excès. Ils disent que leurs yeux sont lavés, qu'ils ont purifié leurs yeux.» Sahagún, Histoire des choses de la Nouvelle-Espagne (livre X)
«La vie est un constant objet de prière chez les Huicholes ; selon leur conception, elle est quelque part au-dessus d'eux, et il faut l'atteindre.» Carl Lumholtz, Mexique inconnu (1902)
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