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** EPUISE **
Peyotl, lophophora, ololiuqui, haricot rouge, yagé, psilocybe et même certaines espèces de menthe, plus d'une centaine de plantes ou de champignons hallucinogènes – dont la consommation rituelle remonte à plusieurs milliers d'années – sont répertoriées du nord au sud de l'Amérique. Par Richard Evans Schultes, le fondateur de l'ethnobotanique – la science qui étudie les hommes à travers les plantes qu'ils utilisent –, nous en dresse un tableau exhaustif, avec les effets psychotropes qu'elles produisent et les rites qui les accompagnent.
«Le sauvage sous son abri de feuilles dans la jungle et l'indigène installé sur une île battue par les tempêtes se procurent par le truchement de ces drogues la matière d'une vie plus intense. […] Les motivations qui poussent les hommes civilisés à rechercher une sensation de plaisir éphémère sont très variées. La puissante influence de ces substances nous amène d'un côté vers les profondeurs les plus sombres des passions humaines, qui aboutissent à des déséquilibres mentaux et des dégénérescences physiques, et, à l'opposé, vers des heures d'extase et de bonheur, ou à tout le moins un état d'esprit apaisé et méditatif.» Lewis Lewin, 1964
«L'usage des hallucinogènes a été décrit comme une des avancées majeures de ce siècle […] ils ont eu un impact formidable sur la psychiatrie, et apporteront peut-être d'importants changements dans notre société. Les réactions violentes pour ou contre les hallucinogènes laissent à penser que même si ces composés sont loin d'être universellement compris et leur usage encouragé, ils ne seront jamais oubliés ou négligés.» A. Hoffer et H. Osmond, 1967
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