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La "purification ethnique" n'aurait jamais pu se produire en Bosnie sans la complicité de États occidentaux et de leur bras armé, les casques bleus de l'ONU. Les manoeuvres diplomatiques n'ont servi qu'à donner du temps aux agresseurs. L'embargo sur les armes imposé par l'ONU a garanti une écrasante supériorité militaire aux États serbe et croate. Les troupes internationales ont pratiquement assisté ces derniers dans leur stratégie d'extermination. L'État français, loin d'oeuvrer pour la paix comme il le prétendait, a en réalité soutenu systématiquement la politique grand-serbe génocidaire. L'Association internationale contre le génocide, dont l'auteur de ce livre est le secrétaire, a demandé au Tribunal pénal international pour l'es-Yougoslavie de considérer le général français Bernard Janvier comme complice du général Mladic et de M. Karadzic.
Les responsabilités directes de l'ONU en Bosnie, particulièrement de la France, sont dénoncées dans ce livre pour ce qu'elles sont : des crimes de complicité de génocide.
À peine arrivé à Sarajevo assiégée, l'auteur apprend que “ des habitants qui tentaient, la nuit, de sortir de la ville, [étaient] abattus par les snipers aidés par la lumière des phares que les casques bleus braquaient sur eux ”. Son enquête l'a conduit à une terrible conclusion : la “ purification ethnique ” n'aurait jamais pu se produire en Bosnie sans les États occidentaux et leur bras armé, les casques bleus de l'ONU.
Pire, les troupes internationales ont pratiquement assisté les États serbe et croate dans leur stratégie d'extermination. Ce fut le cas à Srebrenica, en 1995. Alors même que tous les services de renseignement occidentaux étaient depuis longtemps prévenus du massacre, le général français Bernard Janvier, responsable local de la FORPRONU, refusa l'intervention aérienne qui aurait sauvé la population de la ville.
L'Association internationale contre le génocide, dont l'auteur de ce livre est le secrétaire, a demandé au TPI l'inculpation du général Janvier pour complicité de crime contre l'humanité. Cette demande est reproduite en annexe de l'ouvrage.
“ Zones de sécurité (Safe Areas) : 1 - Champs de tir pour les troupes de Milosevic. 2 - Abattoirs pour “Musulmans” (Srebrenica, Zepa) ” J.F. Narodetzki
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