|
Dans cet extrait de son "Histoire générale des plus fameux pirates", Daniel Defoe relate les aventures du capitaine Misson et de son complice Carraccioli qui, las de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une société utopique, tout en continuant à piller les navires passant à la portée. La propriété y est abolie, toutes les ressources étant mises en commun, et les pirates y parlent une langue qu'ils ont eux-même inventée. Le rêve sera cependant de courte durée...
"Libertalia" est composé de deux chapitres de "L'Histoire générale des plus fameux Pirates" de Daniel Defoe, publié à Londres en 1724, sous le pseudonyme de Captain Johnson. Defoe relate, dans cet extrait, l'épopée du capitaine Misson et de son complice Caraccioli, curé défroqué et “rouge” avant l'heure. Tous deux réussissent à convaincre les hommes de l'équipage d'adhérer à leur projet révolutionnaire : fonder une “nouvelle république maritime”. Misson et l'équipage s'engagent dans une série d'attaques de navires, toutes couronnées de succés, ne prenant pour butin que ce dont ils ont besoin et laissent leurs proies repartir librement. Les épisodes de chevalerie et de bonté alternent avec les moments de courage et de violence. Ils se mettent à construire une société purement socialiste à Madagascar : Libertalia. La propriété privée est abolie et toutes les richesses mises en commun, un nouveau langage est inventé, mélange de français, d'anglais, de hollandais et de portugais. Cette utopie pirate a été florissante pendant quelques années jusqu'à ce que les indigènes de l'île les chassent.
|