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DAG054 Dix ans dans les camps chinois - Témoignage - 1981-1991
San-ching Lau
140 x 220 mm - ISBN : 2-910019-69-1 - Réf.DAG054
Prix : 18.29 € - (119.97 F) - Quantité

Dix ans dans les camps chinois - Témoignage - 1981-1991 - Cliquez pour voir la couv en grand « Élément anti-chinois, anticommuniste influent de Hong-Kong, venu plusieurs fois à Canton pour transmettre à des éléments contre-révolutionnaires des publications contre-révolutionnaires, propager des idées contre-révolutionnaires, leur apporter un soutien et une aide dans leurs activités de propagande et d'agitation contre-révolutionnaires, dans le but de renverser le pouvoir de la dictature démocratique populaire et le régime socialiste » : telle est la qualification que fut donnée à Lau San-Ching dans l'acte d'accusation qui suivra son arrestation....

Avec la Chine maoïste, nous avons affaire au plus grand complexe concentrationnaire de tous les
temps. Supérieur par la taille aux systèmes soviétique et nazi – puisqu'il a abrité jusqu'à 10 millions
de détenus en même temps. Et incomparablement supérieur par sa durée – puisqu'il a existé de façon
continue de 1949 à aujourd'hui, plus de 50 ans.
On ne dispose à ce sujet que de trois témoignages directs. Le premier, longtemps le seul, «Prisonnier
de Mao», de Jean Pasqualini, paraît dans les années 70 chez Gallimard. Le deuxième, «Vents amers»
de Harry Wu publié chez Bleu de Chine, a apporté une notable contribution dans les années 80.
Ces deux témoignages très précieux rendent compte des débuts du système concentrationnaire
chinois, Jean Pasqualini comme Harry Wu ayant été victimes des premières purges « anti-droitières »
des années 50.
Lau San-Ching, le troisième de ces témoins est publié en français pour la première fois, traduit du
chinois, en exclusivité mondiale.
L'intérêt du témoignage de Lau San-Ching, c'est qu'il porte sur une période bien plus récente de
l'histoire du système concentrationnaire chinois, de 1981 à 1991, sous le régime réformateur de Deng
Xiaoping.
Lau San-Ching est arrêté à Canton le 26 décembre 1981. Jeune militant politique de Hongkong, il a
déjà pris le risque d'entrer à quatorze reprises en Chine afin de « lutter pour la démocratie socialiste
aux côtés des démocrates du sud de la Chine ». Ayant fait pénétrer en Chine des livres et des revues
publiés à Hongkong et aidé financièrement ses correspondants chinois à publier leurs propres revues
et à les diffuser à l'extérieur, il fut condamné en février 1983 à dix ans de travaux forcés et trois de
privation de ses droits civiques pour crime d'« agitation et de propagande contre-révolutionnaires ».
Maintenu à l'isolement au centre de détention de Canton, il est transféré quelques temps après sa
condamnation à la prison de Meizhou, située dans le nord-est de la province du Guangdong, et
soumis à un traitement spécial, les autres détenus ayant reçu l'ordre de ne pas lui adresser la parole.
L'année suivante, Lau San-Ching est transféré à Huaji, une construction nouvelle spécialement
conçue pour les détenus maintenus à l'isolement, où il retrouve d'autres protagonistes du Mouvement
Démocratique qu'il a connus lors de ses séjours à Canton : Zheng Qiuwu, He Qiu et Wang Xizhe,
l'auteur du fameux pamphlet «A propos de la démocratie et de la légalité sous le socialisme» qui en
1974 servira de discours fondateur à la dissidence chinoise.
Après dix ans de détention dans les camps chinois, se retrouvant enfin libre, Lau San-Ching
s'exclame : « Parti communiste, tes prisons ont réussi à me voler dix ans de ma vie mais cela
n'entravera pas le destin historique de ta nécessaire disparition ! ».

« Parti communiste, tes prisons ont réussi à me voler dix ans de ma vie mais cela n'entravera pas le
destin historique de ta nécessaire disparition ! ».
Lau San-Ching.